Historique

La pratique de la gymnastique remonte à l’Antiquité. Soucieux de développer les facultés du corps, les Grecs adoptent un régime comprenant des exercices de course, saut, natation, lancer, lutte et haltérophilie.

Plusieurs épreuves rudimentaires de gymnastique sont disputées avant l’introduction par les Grecs du gymnazein, littéralement « faire de l’exercice nu ». Le conditionnement physique est très valorisé en Grèce antique, où hommes et femmes s’adonnent à de vigoureux exercices de gymnastique. Après avoir conquis la Grèce, les Romains en font un sport officiel, tout en se servant des gymnases pour préparer physiquement leurs légions à la guerre. Le déclin de l’Empire romain emporte avec lui l’intérêt pour la gymnastique, seul le tumbling demeurant comme forme de divertissement.

La gymnastique moderne

En 1774, un Prusse du nom de Johann Bernhard Basedow intègre des exercices physiques dans le programme d’éducation de son école, à Dessau, en Saxe. C’est le début de la modernisation de la gymnastique. À la fin du 18e siècle, l’Allemand Friedrich Ludwig Jahn, considéré comme le père de la gymnastique, invente la barre fixe, les barres parallèles, la poutre et le saut de cheval. Il ouvre une première école de gymnastique en 1811 à Berlin. Le sport se propage en Allemagne pendant le 19e siècle, de nombreux clubs faisant leur apparition en Europe et plus tard en Angleterre. À la même époque est développée par le Suédois Guts Muth une forme plus douce du sport, axée sur les mouvements rythmiques. La gymnastique moderne délaisse certaines épreuves traditionnelles, comme l’haltérophilie et la lutte, et met l’accent sur la forme plutôt que la rivalité entre concurrents.

Sous l’impulsion de la Belgique, la France et les Pays-Bas, la Fédération européenne de gymnastique voit le jour le 23 juillet 1881 à Liège. Nicolas J. Cupérus en sera le premier président. Quarante ans plus tard, le 7 avril 1921, la FEG devient la Fédération internationale de gymnastique (FIG).

Le baron Pierre de Coubertin inscrit la gymnastique au programme des premiers Jeux olympiques de l’ère moderne, présentés en 1896. À l’époque, le concours comprend notamment une épreuve de montée à la corde et aux massues. Sept ans plus tard, en 1903, la FIG tient un premier championnat du monde, réservé aux hommes. Les femmes sont admises à compter de 1934, six ans après leur inclusion à l’épreuve par équipe des JO, en 1928. Les épreuves individuelles aux engins sont introduites en 1952. La gymnastique rythmique fait ses débuts olympiques en 1984, le trampoline suivant en 2000, aux Jeux de Sydney.

La gymnastique au Canada


ARTISTIQUE

Le Canada participe à sa première compétition internationale FIG en 1956 à Melbourne, représenté par un seul homme (Ed Gagnier) et une seule femme (Ernestine Russell). Curtis Hibbert remporte la première médaille canadienne en championnat du monde, l’argent à la barre fixe, en 1987 à Rotterdam (Pays-Bas). Il enchaîne avec une médaille de bronze au saut de cheval au Mondial 1992 à Paris. Depuis, les médailles canadiennes en championnat du monde sont l’œuvre d’Alexander Jeltkov (argent à la barre fixe en 1999), Kyle Shewfelt (bronze au sol et au saut de cheval en 2003, bronze au sol en 2006) et Brandon O’Neill (argent au sol en 2005). Elyse Hopfner-Hibbs a gagné la seule médaille du Canada en gymnastique féminine, à la poutre au Championnat du monde 2006. Shewfelt a écrit une page d’histoire lorsqu’il a remporté la médaille d’or aux exercices au sol aux Jeux olympiques 2014 à Athènes.

Pour tout savoir sur l’histoire de la gymnastique canadienne, lisez 51 years of Canadian Artistic Gymnastics Results at Major FIG Competitions par Hardy Fink (décembre 2006).

RYTHMIQUE

La gymnastique rythmique fait son entrée aux Jeux olympiques en 1984 à Los Angeles, où la Canadienne Lori Fung est couronnée première championne olympique de la discipline. En 2006, Alexandra Orlando remporte six médailles d’or aux Jeux du Commonwealth à Melbourne, en Australie, devenant l’athlète canadienne la plus décorée de ces Jeux. En 2012, le Canada participe pour la première fois à l’épreuve de groupe des Jeux olympiques, se classant 11e en ronde de qualification.

TRAMPOLINE

Le Canada envoie sa première équipe de trampoline au championnat du monde à Stuttgart, en Allemagne, en 1972. Lorsque le sport fait ses débuts olympiques à Sydney, en 2000, Karen Cockburn et Mathieu Turgeon remportent tous les deux une médaille de bronze. Cockburn enchaînera avec une médaille d’argent aux Jeux olympiques de 2004 puis 2008, se hissant ainsi au rang des olympiennes canadiennes les plus décorées de l’histoire. Rosie MacLennan est devenue la seule championne olympique en trampoline aux Jeux olympiques Londres 2012 – et la seule médaillée d’or du Canada à ces Jeux.

Pour une excellente synthèse de l’histoire de la gymnastique trampoline au Canada, cliquez ici.

GYMNASTIQUE CANADA

Fondé en 1969, Gymnastique Canada compte aujourd’hui 280 000 membres. Au monde, pas moins de 30 millions de personnes sont membres de la fédération de gymnastique de leur pays.

La gymnastique est véritablement un sport pour tous, quel que soit son âge ou son niveau d’habileté. Il y en a pour tous les goûts, du gymnaste récréatif qui participe pour le plaisir à l’athlète international de haut niveau. En plus d’améliorer la condition physique, la gymnastique demande de la concentration mentale et constitue un moyen d’expression personnelle. On n’est jamais trop jeune, ni trop vieux, pour en retirer des bienfaits.

Que ce soit pour vous ou votre enfant, prenez le temps de découvrir comment la gymnastique peut favoriser l’estime de soi et la discipline, et constituer le fondement d’un mode de vie actif. Parlez-en au club de gymnastique de votre région ou explorez notre site Web pour voir comment vous pouvez participer à ce beau sport.

CRÉDITS

http://www.scholastic.com/teachers/article/history-gynastics-ancient-greece-modern-times
http://www.gymnastics247.com/history.html